Le Petit Rapporteur

Le Petit Rapporteur a été la revue de la commune de Champtoceaux. Nous avons pu consulter la majeure partie de la collection 1990-2005 grâce à l'une de nos adhérentes. Nous présentons ici une sélection d'articles.

Sur le Petit Rapporteur : date de démarrage inconnue, premiers numéros consultés 1995 (n°200). Rythme de publication semble être une fois par mois. Archivage mairie d'Orée d'Anjou depuis 2005. Revue remplacée par le magazine Oréemag en 2019, suite à la formation de la commune nouvelle Orée-d'Anjou

Inauguration de la maison du Champalud (1990)

Le Petit Rapporteur, 10 décembre 1990.
Lire le texte (pdf) LePetitRapporteur-MaisonChampalud-janvier 1991

Rubrique : Si Châteauceaux m'était conté. Titre : inauguration de la maison du Champalud. Auteur : Alain Levoyer, maire de Champtoceaux.

Résumé : L'article retrace l'histoire de l'ancien presbytère, la Maison du Champalud, achevée en 1770 comme résidence du curé Félix Bayard. L'immeuble, devenu bien national après la Révolution, fut confisqué puis restauré par la Commune, notamment grâce à un emprunt autorisé par Charles X en 1828. Suite aux lois de 1905/1907, et malgré un conflit avec l'abbé Pletteau, le bâtiment fut affecté au logement des institutrices laïques puis à des particuliers.

Personnes citées

  • Abbés successifs : Abbé Félix Bayard (1770-1792) et Abbé Charpentier, "disparus dans la tourmente révolutionnaire". Curé Barbin, curé constitutionnel. L'abbé Allaire, curé concordataire, attaché à la paroisse de Drain (1802-après 1826)
  • Entrepreneurs de travaux en 1828 : François Richard, charpentier;  Briand, menuisier à Champtoceaux.
  • Protagoniste des évènements de 1907 : Henri Godefroy, maire de Champtoceaux. Abbé Jacques Pletteau, curé.

Lieux cités : Châteauceaux, Maison du Champalud, jardins du Champalud. Drain. Angers. Beaupréau.

Compléments

  • Sur le presbytère, voir aussi l'article L’affaire du Presbytère. Joseph Charbonnier dans Archéologie, Histoire et Patrimoine. Champtoceaux et ses alentours, 2009, n°1. L'article complète l'histoire du presbytère à partir de 1907
  • L'examen de la presse d'époque pourrait préciser l'enchaînement des événements de 1907-1908.  La gendarmerie est intervenue. La presse catholique rapporte l'expulsion par la force du curé et du vicaire.
    • Le Petit Courrier du 6 décembre 1907. RetronewsLa Croix de l'Aube, 7 déc. 1907, p. 3/4. Retronews
  • Le presbytère est l'actuel Office de tourisme, situé à l'arrière de l'église. Le jardin est devenu la promenade du Champalud, espace public offrant un magnifique panorama sur la Loire.

Restauration de ce qu'on pensait alors être un péage fortifié (1995)

Le Petit Rapporteur, février 1995.
Lire le texte (pdf) LePetitRapporteur-PeageFluvial-février 1995

Rubrique : Editorial. Auteur : Alain Levoyer, député - maire de Champtoceaux.

Résumé : Retrace les étapes et écueils des projets de préservation du moulin pendu, que l'on pensait à cette date être un péage fortifié.

Dates principales de l'article

  • XIIIè siècle, création de l'édifice
  • début des années 1970. Acquisition par la commune
  • 1975. Classement monument historique
  • dès 1977. Alertes sur l'état de l'ouvrage
  • 1991. Ouverture d'un premier chantier. Découverte de problèmes de fondation, mise en sécurité et arrêt du chantier
  • 1992. Rapport du Laboratoire régional des ponts et chaussées d’Angers
  • 1994-1995. A la date de l'article, une opération de consolidation est programmée sur deux ans, mais une partie des financements restaient à trouver

 

Compléments

Hommage à l'ancien maire Pierre Briand (1996)

Le Petit Rapporteur, avril 1996.
Lire le texte (pdf) LePetitRapporteur-hommage-PierreBriand-avril 1996

Rubrique : Editorial. Auteur : Alain Levoyer, député - maire de Champtoceaux.

Résumé : Ce texte est un hommage posthume à Pierre Briand, ancien maire Champtoceaux, retraçant les 53 années qu'il a dédiées à la vie publique. Sont évoqués : la maison de retraite, la gendarmerie, le garage pompiers, la station d'épuration, la construction d'un presbytère, la reconstruction du pont, l'acquisition de ce qu'on pensait alors être un péage fortifié, le développement économique, l'intercommunalité, le collège, la piscine, la perception.

Pierre Briand en quelques dates

  • pompier volontaire, 1932-1953
  • élu maire en 1953, réélu au 1er tour en 1959, 1965, 1971
  • maire adjoint de 1977 à 1983
  • décès le 1er mars 1996

Lieux cités (à Champtoceaux) : Rue du Dr Giffard, Zone d'activité de la Barolée, Avenue d’Anjou, Avenue des Sept Moulins

Compléments

  • l'édifice qu'on pensait alors être un péage fortifié est en fait un moulin, moulin-pendu ou moulin-bateau (2025)
  • le collège évoqué ne peut être que le Collège Georges Pompidou

Juin 1997 : orage, puits de la citadelle, maison de retraite, coulée de la Luce (1997)

Le Petit Rapporteur, juillet 1997. Lire le texte (pdf)  LePetitRapporteur-Editorial-orage-retraite-Luce juillet 1997

Rubrique : Editorial. Auteur : Alain Levoyer, maire de Champtoceaux.

Résumé : L'éditorial couvre plusieurs événements : un orage exceptionnel. La réhabilitation du puits seigneurial de la Citadelle, entachée par des détériorations (graffitis). La  modernisation de la Maison de Retraite Saint-Louis. Il évoque l'inauguration de La Coulée de la Luce et sa possible signification religieuse ou mythologique liée au culte gaulois du soleil

Personnes citées

  • Docteur Giffard (médecin de Champtoceaux pendant la première moitié du XXè siècle, passionné d'histoire)
  • François Denis

Lieux cités : la Citadelle, la coulée de la Luce, la maison de retraite

Compléments

  • L'ouvrage de François Denis dont il est question : DENIS, François et Les Amis du Vieux-Châteauceaux, 1996, Champtoceaux 2000 ans d’histoire, Champtoceaux.
  • Le puits seigneurial se situe dans l'ancienne citadelle, dans la partie accessible au public
  • Une coulé désigne une large bande de terrain incliné descendant vers la Loire
  • A Champtoceaux, la coulée de la Luce est accessible de la promenade de la Champalud, sur le trajet du chemin de randonnée GR3. Il faut se rendre à l'extrême Est de la promenade. Le chemin emprunte un souterrain qui passe sous la rue Haute Rive. C'est le seul accès. Les cartes  IGN indiquent "jardin botanique"

Discours pour le titre de maire honoraire d'Alain Levoyer (2001)

Le Petit Rapporteur, décembre 2001.
Lire le texte (pdf) LePetitRapporteur-Honorariat-Alain-Levoyer-décembre 2001

Rubrique : Editorial. Auteurs : Alain Levoyer, Bernard Staub, Jean-Yves Bourgeais

Résumé : Extraits des discours prononcés durant la cérémonie décernant le titre de Maire Honoraire à Alain Levoyer pour ses 30 ans de fonction (1971-2001)

Personnes citées

  • • Alain LEVOYER, à qui est décerné le titre Maire Honoraire de la Commune de Champtoceaux
    • Pierre-Louis POULAIN-FURETIERE, ancien Maire de Champtoceaux  pendant quarante et un ans au milieu du XIXème siècle.
    • Hervé de CHARRETTE : Député dont M. Levoyer fut le suppléant

Dates clefs 

  • 1971-1977 : conseiller municipal de Champtoceaux
  • 1977-2001 : maire de Champtoceaux. Egalement député de Maine-et-Loire entre 1993 et 1997

Compléments

  • Jean-Yves Bourgeais a été maire de Champtoceaux de 2001 à 2015

Interview Mme Jacqueline l'Hoste (2009)

Le Petit Rapporteur, mars 2009. Lire le texte d'origine LePetit Rapporteur-Interview Mme lHoste

Résumé : Mme Jacqueline L’HOSTE qui leur a livré quelques bribes de sa vie, au début du siècle dernier.

Jacqueline L’Hoste, fille de l'ancien maire M. Lecourbe,  a réalisé son rêve de devenir fonctionnaire au Ministère de la Production Industrielle. Elle raconte la réquisition de leur maison par les Allemands pendant la guerre et son attachement à Champtoceaux, notamment au Champalud, promenade créée par son père en 1937. Elle a démissionné en 1956 pour se consacrer à sa famille.

Personnages publics

  • Georges Lecourbe, directeur général des Pêches et du Personnel de la Marine Marchande, maire de Champtoceaux de 1933 à 1941
  • Le docteur de France, à Champtoceaux de 1873 à 1906

Lieux cités

  • 15 rue Jean V à Champtoceaux, maison familiale construite en 1873
  • la promenade de la Champalud

Dates

  • 1921 : naissance à Paris
  • 1943 : entrée au Ministère de la Production Industrielle
  • 1948 : mariage
  • 1956 : démission
  • 2009 : date de l'entretien publié dans l'article

Portrait d’un ancien élu : Adolphe Florent (2009)

Le Petit Rapporteur, octobre 2009. Lire le texte d'origine  LePetitRapporteur-Portrait A.Florent2

Résumé : Le texte est un entretien avec Adolphe Florent, agriculteur retraité et ancien élu, qui retrace les moments clés de sa vie. Il commence par évoquer son enfance à Champtoceaux, sa formation agricole par correspondance, et les valeurs de travail transmises par ses parents et ses maîtres. L'entrevue couvre ensuite ses obligations militaires, son installation en tant qu'agriculteur en 1959, et son implication dans des structures professionnelles et associatives. Il aborde également sa carrière politique à partir de 1983, soulignant son rôle dans le remembrement agricole et le bonheur d'avoir pu marier ses cinq enfants en tant qu'adjoint.

Lieux cités : La Doucinière, La Bossère, La Dissaudière,  Barolée. Ancenis, Champtoceaux, Saint Géréon, Barbechat

Dates clefs

  • né en 1930 à la Doucinière, Champtoceaux
  • installé agriculteur en 1959
  • élu municipal à partir de 1983

Paul Pauvert, une étoile à Champtoceaux (2009)

Le Petit Rapporteur, décembre 2009. Lire le texte d'origine LePetitRapporteur-Paul PAUVERT2

Résumé :

Portait du chef étoilé Paul Pauvert, originaire de Champtoceaux et exploitant le restaurant « Les Jardins de la Forge », dans l'ancienne forge familiale de son grand-père. Pauvert y partage son parcours professionnel et son expérience en tant que conseiller municipal. Interview réalisé par J.P MEUNIER et A. LEVOYER

Personnes citées :

  • Pierre PAUVERT, charron-forgeron, le grand père de Paul Pauvert
  • Sa grand-mère crée le café « Au bon muscadet » dans la continuité de la forge
  • son père, Marcel PAUVERT, continue l’activité de la forge jusqu’en 1968
  • Sa mère, Olga PAUVERT, tient « Au bon muscadet » jusqu'en 1988

Dates clefs

  • 1950, naissance de Paul Pauvert, Champtoceaux
  • 1980, retour à Champtoceaux
  • 1984, étoile Michelin

Compléments

  • En 2020, Paul Pauvert a passé la main au chef Christophe Crand, le Bistro de la Forge / La Charbonnière

Interview de Germaine Bourget (2011)

Le Petit Rapporteur, juillet 2011. Lire le texte d'origine LePetitRapporteur-InterviewGermaineBourget2

Résumé :

Interview de Germaine Bourget,  née en 1911, à l'occasion de son centenaire. Elle raconte son enfance, son mariage, la guerre, son travail comme couturière puis gérante du bureau de tabac de la Remaudière de 1945 à 1975 et sa nombreuse descendance. L'interview est réalisée par Joseph Charbonnier.

Dates clefs

  • 1911, naissance 
  • 1932, mariage
  • 1945-1975,  gérante du bureau de tabac de la Remaudière
  • 1978-1990, présidente du club des anciens
  • vers 2010 (à 99 ans), rentre à la maison de retraite de Champtoceaux

Lieux, à La Remaudière

  • moulin de Sainte-Catherine
  • l’Aujardière,
  • le tabac-presse

Compléments

  • Germaine Bourget, née Blanloeil, est décédée en 2014, à l'âge de 103 ans
  • La Remaudière est une commune de Loire-Atlantique, limitrophe de Landemont

Hyppolyte Maindron une star républicaine (2011)

Le Petit Rapporteur, novembre 2011. Lire le texte d'origine LePetitRapporteur-Hippolyte-Maindron-star-republicaine

Résumé :

En 2011, la Mairie de Fontenay-le-Comte a prêté à celle de Champtoceaux un buste de Marianne réalisé en 1877 par Hippolyte Maindron, sculpteur né à Champtoceaux. Article signé Alain Levoyer, Maire Honoraire, pour la commission information-communication

Personnes évoquées

  • Hippolyte Maindron, sculpteur, né e 1801 à Champtoceaux
  • Jean Antoine Injabert, sculpteur, né en 1845

Lieux de Champtoceaux portant la mémoire de Maindron

  • rue Hippolyte Maindron, qui est la rue de l'Hôtel de Ville de Champtoceaux
  • plaque commémorative à la grille de la maison située à l'ouest de l'hôtel du Champalud, sa maison de naissance, alors gendarmerie

Lieux où sont visibles les œuvres de Maindron

  • à Paris : Sénat, jardins du Luxembourg, cimetières du Père Lachaise, cimetière de Montparnasse, Panthéon, Louvre
  • à Angers, Cholet, la Roche-sur-Yon
  • dans la salle des mariages de la Marie de Fontenay-le-Comte (Vendée)

Sur le buste d'Injabert

  • 1879 - réalisation du buste.
  • 1906 - les bustes d'Injabert sont achetés par centaines par des ministères et offerts aux communes qui en feraient la demande
  • date de son arrivée à Champtoceaux : inconnue. Le socle porte la signature  "A. INJALBERT 1879"

Sur le buste de Maindron

  • 1877 - réalisation du buste
  • date de son arrivée à la mairie de Fontenay-le-Comte : non évoquée dans l'article
  • dans les années 1980 : premier prêt du buste de Fontenay-le-Comte à Champtoceaux
  • 2011 : la mairie de Fontenay-le-Comte accepter de prêter le buste à celle Champtoceaux pour réaliser un moulage en bronze
    • 5 juillet, au Conseil Municipal de Champtoceaux, le Maire propose de réaliser le moulage
    • 26 juillet, trois membres de l’association des Amis du vieux Chateauceaux transportent le buste de la mairie de Fontenay-le-Comte au fondeur d’art de Blain (44)
    • article date de novembre 2011

Sur les bustes de Marianne en général

  • 1792 : La « Convention » décide de représenter la République sous les traits d’une femme coiffée du bonnet phrygien, symbole de la liberté
  • au début de la IIIème République (1870) : il devient coutume d’installer un buste de Marianne dans les mairies
  • entre 1871 et 1879, interdiction de représenter le bonnet phrygien, révolutionnaire. Le buste de Maindron a justement été réalisé pendant cette période.

Compléments

  • Consulter l'article Hippolyte Maindron. Joseph Charbonnier. Archéologie, Histoire et Patrimoine. Champtoceaux et ses alentours. N°3, 2011
  • Dans l'article, le prénom de Maindron est orthographié Hyppolyte, alors que l'orthographe communément admise est Hippolyte. L'acte de naissance à Champtoceaux, l'enfant est nommé Etienne Hipolite (voir :  État civil et registres paroissiaux)

Interview : Colonel Robineau (2012)

Le Petit Rapporteur, mai 2012. Lire le texte d'origine LePetitRapporteur-Interview-colonel-Robineau

Résumé :

Le colonel Félix Robineau, né à Champtoceaux en 1920, retrace sa carrière militaire.

Dates clef

  • 1920 : naissance à Champtoceaux
  • 1941 : admis à Saint-Cyr
  • 1977 : retraite

Lieux

autour de Champtoceaux

  • Beau Soleil à Champtoceaux (son lieu de naissance)
  • Lycée Saint-Joseph à Ancenis
  • Lycée à Combrée (Segré)
  • Classe préparatoire au lycée Clémenceau, à Nantes
  • Pendant la guerre, à partir de 1942, vit à Champtoceaux et à Nantes

ailleurs

  • Nombreuses régions en France, et Allemagne, Indochine, Algérie, Tunisie, Egypte, Sahara, Inde, Nouvelle Calédonie, Guadeloupe, Polynésie

Mai 1887, l'épouvantable crime de Champtoceaux (1987)

Le Petit Rapporteur, 1987. Lire le texte d'origine : Mai 1887 epouvantable crime a champtoceaux

Résumé :

L'article du Petit Rapporteur est vraisemblablement la copie d'un article de 1887 d'un journal "Le Populaire"  (article d'origine non retrouvé). En novembre 1886 à Champtoceaux, Joseph Chéné est victime d'un complot criminel mené par sa femme, sa belle-mère et leur valet. Durant trois semaines, ils l'empoisonnent mortellement avec du phosphore d'allumettes dissimulé dans ses boissons. Ce drame, qui s'achève par le décès de Joseph le 17 décembre, conduit à une double condamnation aux assises en mai 1887.

Les protagonistes

  • famille Chéné
    • la veuve Chéné
    • son fils Joseph Chéné, la victime, 25 ans
  • famille Alliot
    • la veuve Alliot (dite la Bordage, son nom de jeune fille)
    • la fille Alliot (la criminelle
    • le valet Batardière mêlé à l'affaire
    • le valet Vételay,  non lié à l'affaire
  • le docteur de France

Lieux

  • La ferme de Chevru à Champtoceaux
  • Ancenis
  • Landemont

Dates 

  • 28 novembre 1886 : mariage de la fille Alliot et Joseph Chéné
  • 17 décembre 1886 : décès de Joseph Chéné
  • mai 1887 : instruction de l'affaire

Compléments

L'affaire a été largement couverte par la presse d'époque, accessible par Rétronews https://www.retronews.fr/. Dans ces articles, la mariée meurtrière "la fille Alliot" est souvent désignée "la veuve Chené"

Grace à Le Petit Courrier, 15 mai 1887, p. 3/4 on en sait plus sur les protagonistes : la meurtière "la fille Alliot" se prénomme Marie. Joseph Chené est son cousin. La veuve Alliot mère s'est donné la mort lorsqu'elle a appris l'existence des poursuites. Le garçon de ferme Batardière, amant de la mariée, a reconnu avoir été au courant et n'avoir pas tenté de dissuader les meurtrières. Batardière est condamné à 20 ans de travaux forcés et Marie Alliot à la peine de mort. Les avocats des accusés sont Me Morin et Me Affichard. RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF

La Souveraineté, 16 mai 1887, p. 3/4 RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF précise que Joseph Chené jouissait d'une excellente santé, qu'une exhumation a eu lieu et que l'autopsie a conclu à un empoisonnement par le phosphore. Marie Alliot aurait tenté de rejeter la responsabilité sur sa mère, qui s'était pendue, mais le domestique Batardière indique que le crime a bien été commis par les deux femmes; Audition de 18 personnes pour témoigner sur les relations intimes entre Marie Alliot et Batardière.

Le Petit Courrier, 29 sept. 1887, p. 4/4 RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF;  la veuve Chéné (= Marie Alliot) avait été condamnée à mort par la cour d'Assise d'Angers pour avoir empoisonné son mari. Condamnation cassée par la cour de Cassation, affaire renvoyée à Nantes, qui l'a condamnée aux travaux forcés à perpetuité

Le Cri du peuple, 30 sept. 1887, p. 2/4 RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF apporte d'autres éléments : le prénom de l'accusée est Anne-Marie, les parents de Joseph Chené étaient opposés au mariage. L'article donne encore d'autres détails sur les aveux, la rumeur, etc. Batardière est finalement condamné à 10 ans de travaux forcés

Jacques Vidal de la Blache, un ancien combattant (1997)

Le Petit Rapporteur, 1987. Lire le texte d'origine : LePetitRapporteur-Jacques Vidal de la Blache, un ancien combattant

Résumé :

Ancien officier de la Coloniale et grand reporter à France-Soir, Jacques Vidal de la Blache fut une figure héroïque marquée par les conflits du XXe siècle, perdant son bras droit au combat en 1940. Petit-fils du célèbre géographe Paul Vidal de la Blache, il a terminé sa carrière comme rédacteur en chef de L’Aurore avant de choisir Champtoceaux pour sa retraite en 1968. Ses obsèques solennelles aux Invalides en 1997 ont honoré une vie de courage et de tragédies familiales, du front français aux rizières d'Indochine. Article signé André Cesbron

Les personnes

  • Jacques Vidal de la Blache, 1905-1997
  • Paul Vidal de la Blache, son grand-père, géographe connu mondialement
  • Pierre Lazareff : patron du journal France-Soir, célèbre
  • Sa femme Madeleine, son frère Antoine, son fils Jean-Pierre

Lieux

  • La Cédraie à Champtoceaux : maison où Jacques Vidal de la Blache a pris sa retraite de 1968 jusqu'au début des années 1990

Dates 

  • 1905 : naissance (Verdun)
  • 1940 : amputation du bras droit suite à blessure au combat
  • 1968 : départ à la retraite et installation à Champtoceaux
  • 1989 : décès de son épouse Madeleine
  • 4 juillet 1997 : obsèques aux Invalides à Paris

Compléments

La maison La Cédraie, à Champtoceaux : 2008 rue de Bretagne, ou 6 Haute Rive. Aussi connue sous le nom de Hauterive.

L'article de 2011 dans la revue des Amis du vieux Chateauceaux retrace l'histoire de cette propriété. L'article précise que la propriété a appartenu à la famille de Madeleine, la femme de Jacques de la Blache, et qu'il y est resté jusqu'en juillet 1991. Hauterive une jeune centenaire qui en verra d’autres (Alain Levoyer)

 

Un évêque à Champtoceaux

Le Petit Rapporteur, 2001. Lire le texte d'origine : LePetitRapporteurUn Évêque à Champtoceaux

Résumé :

A partir de récits rapportés dans les registres paroissiaux, description des visites des évêques à Champtoceaux au cours du Second Empire et de la Troisième République. Par Joseph Charbonnier

Les visites des évêques

Sous le Second Empire

  • Mgr CHAPPOULE, dans les années 1855-1860
  • Mgr ANGEBAULT en mai 1858 . Bénédiction de la première pierre de l'église actuelle.

Sous la Troisième République

  • Mgr FREPPEL en mai 1871
  • Mgr FREPPEL à nouveau, en octobre 1881
  • Mgr MATHIEU en avril 1896

Les autres personnes

  • les curés DURET et FRONTEAU
  • Jean DUBIN, l'habitant chez qui l'évêque revêtait ses habits pontificaux avant de se rendre à l'église
  • Le comte et la comtesse de PIMODAN, propriétaires du château de Rarécourt, qui recevaient l'évêque comme hôte
  • M. et Mme ROUMAIN de la TOUCHE, propriétaires du château de la Colinière, qui accueillaient également les prélat
  • et aussi Le Président du Conseil de Fabrique, la gendarmerie, les jeunes filles en blanc, les hommes à cheval, les enfants de la Patache

Lieux

  • A Champtoceaux : la Patache, les moulins, l'église, le château de Rarécourt, le château de la Colinière,
  • D'autres paroisses de l'évêché : St-Laurent-des-Autels, Liré, St-Sauveur et La Boissière-sur-Èvre

Les mutations sociales

  • Les lois scolaires instaurant l'école publique, lois successives entre 1875 et 1886
  • L'apparition du syndicalisme : unions ouvrières à partir de 1876, C.G.T. créée en 1895.

 

Comment un clair de lune décida de la succession au Duché de Bretagne (2007)

Le Petit Rapporteur, 2007. Lire le texte d'origineLePetitRapporteur-1341-comment un clair de lune décida de la succession au Duché de Bretagne

Résumé :

L'article relate la guerre de succession de Bretagne déclenchée en 1341. Deux camps se disputent la succession, l'un soutenu par le roi de France, l'autre par le roi d'Angleterre. Champtoceaux  devient le théâtre d'un siège de trois semaines où s'affrontent les deux camps. Le titre s'explique par un clair de lune ayant permis de capturer un messager secret

Durant cette guerre, Olivier de Clisson est exécuté pour trahison en 1343, provoquant la vengeance sanglante de sa veuve Jeanne de Belleville. Leur fils, Olivier, deviendra plus tard connétable de France et père de Marguerite de Clisson, seigneur de Champtoceaux à sa chute en 1420.

Les prétendants au duché

  • Jean III, duc de Bretagne, mort en 1341 sans héritiers directs
  • Jean de Montfort, son demi-frère, prétendant au duché - c'est le camp "anglais"
  • Charles de Blois-Penthièvre, son neveu par alliance, par ailleurs neveu du roi de France - c'est le camp "français"

Olivier de Clisson

  • appartient au camp français, accusé de trahison, exécuté
  • Jeanne de Belleville, sa veuve : se rallie au camp anglais
  • Olivier de Clisson fils, son fils. Suit sa mère. C'est le père de Marguerite de Clisson, seigneur de Champtoceaux

Le camp anglais

  • le roi d'Angleterre Edouard III

Le camp français

  • le roi de France Philippe VI de Valois
  • le duc de Normandie, fils du roi de France
  • le prince de Bourbon

Les deux Jeanne

  • Jeanne de Penthièvre, nièce de Jean III de Bretagne, épouse de Charles de Blois
  • Jeanne de Belleville, veuve d'Olivier de Clisson, "la veuve sanglante", "la Lionne tragique"

Dates des évenements

  • 1341 (avril) : mort du duc de Bretagne Jean III sans héritier direct
  • 1341 (octobre) : bataille de Champtoceaux, 3 semaines de siège.
  • 1343 : exécution d'Olivier de Clisson à Paris,  sans jugement
  • 1345 : décès de Jean de Montfort

Lieux

  • l'Humeau, près de Champtoceaux, sur la route de la Varenne
  • Ancenis, Angers, Nantes, Vannes, Quimper, Caen, Calais, Paris

Compléments

 

Paul Cesbron raconte (1995)

Le Petit Rapporteur, 1995 . Lire le texte d'origine LePetitRapporteur-Paul Cesbron raconte

Résumé :

Regroupement des articles "Paul Cesbron raconte", parus dans le Petit Rapporteur entre janvier et mai 1995. Ce sont les souvenirs de Paul Cesbron sur Champtoceaux entre 1917 et 1922. Il propose une chronique vivante de la vie quotidienne, des métiers disparus et des figures locales comme le garde-champêtre ou le clergé.

Sujets

• La disparition des moulins à vent au profit du progrès
• Les ruines de l'ancienne léproserie près de la croix Saint-Lazare
• L'architecture de l'hôtel de ville et ses anciens cèdres
• L'histoire de la place des Piliers, autrefois lieu d'exécution
• Le travail des laveuses entre le lavoir du Voinard et la Loire
• La rareté de la circulation automobile, limitée à la voiture du médecin
• L'usage de la marche à pied, de la brouette et de la bicyclette
• L'aspect esthétique des maisons du bourg et la présence de maisons bourgeoise
• Le commerce des boulangeries et l'odeur des pâtisseries
• Les coutumes commerciales disparues de la « coche » (crédit) et de la « pesée » (ajustement du poids du pain).
• Le déclin de l’Hôtel de la Boule d’or et le succès de l’Hôtel des Voyageurs.
• Les spécialités culinaires comme le brochet au beurre blanc et le muscadet
• Le rôle social des sociétés de secours mutuel (l'Union fraternelle, la Concorde)
• La pratique du jeu de la boule angevine
• Le métier de tailleur pour homme et celui de la couturière-ravaudeuse.
• La fabrication des matelas par la cardeuse de laine.
• Les tâches du sacristain et la contrainte de la sonnerie des cloches.
• L'activité bruyante du scieur-de-long
• La fabrication des sabots par le sabotier
• La tonte des cheveux et la barbe au rasoir à main chez le coiffeur.
• L'atelier du menuisier et la fabrication de mobilier
• L'inventaire varié du quincaillier et la réparation des parapluies par sa mère
• L'expertise de l'horloger, l'entretien de l'horloge du clocher et ses tournées à vélo
• Le commerce de bijoux par les filles de l'horloger
• Le travail du fer et du feu chez le maréchal-ferrant et le charron
• La modernisation de la meunerie avec la minoterie électrique
• La description de la place et de l'intérieur de l'église (chemin de croix, toile de la crucifixion)
• L'habitude des hommes d'attendre la fin de la messe à l'auberge
• Les annonces officielles du garde-champêtre au tambour sur la place
• Le portrait contrasté du Curé (intransigeant et anticlérical) et du Vicaire (ancien prêtre-soldat, jovial et tolérant).
• La promenade du Champalud et son panorama sur la Loire
• Le portrait physique du buraliste et son talent caché de violoneux
• L'extraction de la pierre dans la carrière et les alertes au porte-voix lors des tirs de mine
• Les vestiges du péage fortifié au Cul-du-Moulin
• La consommation de friture de gardons et de civelles dans les auberges de bord de Loire
• L'attraction du piano mécanique et l'expérience de l'« engin électrique » dans les cafés
• Le déroulement de la fête nationale du 14 juillet (défilé, lampions, fanfare et feu d'artifice)
• La découverte de la première radio (TSF) chez le maire

Repère

  • Paul Cesbron est né en 1910

Les cimetières de Champtoceaux (2004)

Le Petit Rapporteur, 2004 . Lire le texte d'origine

Résumé

Cet article retrace l'évolution des lieux de sépulture de Champtoceaux. Il s'appuie sur les travaux du Dr Giffard
Lieux de sépulture
  • Epoque gauloise - versant du Voinard, en haut du chemin des Pauvres.
  • IIIème siècle - même lieu, intégré à l'enceinte des remparts, servait à la sépulture de personnages de haut rang (découverte de sarcophages en 1871-1872)
  • Vème - VIème siècles - extension progressivement de l'actuelle place des Piliers jusqu'à la Coulée de la Luce (le Champalud, "le champ des sarcophages). Ce site a fourni des dalles de pierre pour la construction des églises successives de la commune.
  • Moyen Âge (jusqu'en 1230) : Des cimetières lazaristes étaient rattachés à des maladreries pour lépreux. L'un se situait au carrefour Saint-Lazare et l'autre à Saint-Sauveur (actuel étang des Bauches).
  • XVème au XVIIème siècle (Inhumations dans l'église) : Des personnalités étaient enterrées directement dans l'église, comme Marguerite de Blois en 1409 ou Charles de Savonnières en 1602
  • Jusqu'au milieu du XVIème siècle : Le cimetière du Prieuré Saint-Jean, situé dans l'enceinte des remparts, était réservé aux moines de l'Abbaye de Marmoutiers.
  • Milieu du XVIème siècle : Le cimetière du Paradis, situé à la coulée des Charniers sur le chemin de Drain, servait de cimetière d'appoint lors d'épidémies meurtrières.
  • XVIIème siècle (mentionné en 1682) : Un grand cimetière entourait la chapelle Saint-Pierre aux Liens (proche de l'actuelle mairie). Il comprenait un « petit cimetière » attenant réservé aux enfants. L'ensemble a été définitivement démoli en 1876.
  • Époque indéterminée (site ancien) : Le cimetière de la Défunerie, situé à l'emplacement de l'actuel Monument aux Morts, près de la place des Piliers.
  • De 1866 à nos jours : Le cimetière actuel, situé sur le versant nord de la commune, a reçu ses premiers défunts en juillet 1866 avant d'être officiellement béni le 4 avril 1867.
Compléments
L'article s'appuie sur les travaux du Dr Giffard, 1878-1949
Il faudrait faire la part des informations issues d'observation de terrain, de consultations de sources, et de légendes