Histoire et patrimoine (articles du Petit Rapporteur)

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Liste des articles dans la section Histoire et patrimoine

  • Mai 1887, l'épouvantable crime de Champtoceaux (1987) : récit historique d'un fait divers criminel
  • Inauguration de la maison du Champalud (1990) : historique de l'ancien presbytère
  • Restauration du "péage fortifié" (1995) : projets de préservation du moulin pendu
  • Jacques Vidal de la Blache, un ancien combattant (1997)
  • Un évêque à Champtoceaux (2001) : étude historique des visites épiscopales
  • Le moulin pendu de Champtoceaux (2002) : analyse de recherches archéologiques sur le site du Cul du Moulin
  • Les cimetières de Champtoceaux (2004) : étude sur l'évolution des lieux de sépulture depuis l'époque gaulois
  • Le commerce de Loire à Champtoceaux au XIVè siècle (2004) : analyse du trafic commercial médiéval
  • Les églises de Champtoceaux (2006) : chronologie des édifices religieux de la commune
  • Les sociétés de secours mutuel (2006) : historique des premières associations d'entraide
  • La succession au Duché de Bretagne (2007) : récit du siège de Champtoceaux en 1341
  • Les fouilles archéologiques de 2007 (2007) : bilan scientifique des recherches
  • Chroniques municipales (2007) : extraits de délibérations du conseil municipal datant de 1831 à 1836
  • La Saint-Valentin 1420 : lettres fictives (2008) : récit romancé basé sur des faits historiques exacts
  • La maison dite "Vilain" (2009) : historique des occupants successifs d'une demeure de la rue Jean
  • Hyppolyte Maindron une star républicaine (2011) : article sur le sculpteur et ses œuvres

Mai 1887, l'épouvantable crime de Champtoceaux (1987)

Le Petit Rapporteur, 1987. Lire le texte d'origine : Mai 1887 epouvantable crime a champtoceaux

Résumé :

L'article du Petit Rapporteur est vraisemblablement la copie d'un article de 1887 d'un journal "Le Populaire"  (article d'origine non retrouvé). En novembre 1886 à Champtoceaux, Joseph Chéné est victime d'un complot criminel mené par sa femme, sa belle-mère et leur valet. Durant trois semaines, ils l'empoisonnent mortellement avec du phosphore d'allumettes dissimulé dans ses boissons. Ce drame, qui s'achève par le décès de Joseph le 17 décembre, conduit à une double condamnation aux assises en mai 1887.

Les protagonistes

  • famille Chéné
    • la veuve Chéné
    • son fils Joseph Chéné, la victime, 25 ans
  • famille Alliot
    • la veuve Alliot (dite la Bordage, son nom de jeune fille)
    • la fille Alliot (la criminelle
    • le valet Batardière mêlé à l'affaire
    • le valet Vételay,  non lié à l'affaire
  • le docteur de France

Lieux

  • La ferme de Chevru à Champtoceaux
  • Ancenis
  • Landemont

Dates 

  • 28 novembre 1886 : mariage de la fille Alliot et Joseph Chéné
  • 17 décembre 1886 : décès de Joseph Chéné
  • mai 1887 : instruction de l'affaire

Compléments

L'affaire a été largement couverte par la presse d'époque, accessible par Rétronews https://www.retronews.fr/. Dans ces articles, la mariée meurtrière "la fille Alliot" est souvent désignée "la veuve Chené"

Grace à Le Petit Courrier, 15 mai 1887, p. 3/4 on en sait plus sur les protagonistes : la meurtière "la fille Alliot" se prénomme Marie. Joseph Chené est son cousin. La veuve Alliot mère s'est donné la mort lorsqu'elle a appris l'existence des poursuites. Le garçon de ferme Batardière, amant de la mariée, a reconnu avoir été au courant et n'avoir pas tenté de dissuader les meurtrières. Batardière est condamné à 20 ans de travaux forcés et Marie Alliot à la peine de mort. Les avocats des accusés sont Me Morin et Me Affichard. RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF

La Souveraineté, 16 mai 1887, p. 3/4 RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF précise que Joseph Chené jouissait d'une excellente santé, qu'une exhumation a eu lieu et que l'autopsie a conclu à un empoisonnement par le phosphore. Marie Alliot aurait tenté de rejeter la responsabilité sur sa mère, qui s'était pendue, mais le domestique Batardière indique que le crime a bien été commis par les deux femmes; Audition de 18 personnes pour témoigner sur les relations intimes entre Marie Alliot et Batardière.

Le Petit Courrier, 29 sept. 1887, p. 4/4 RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF;  la veuve Chéné (= Marie Alliot) avait été condamnée à mort par la cour d'Assise d'Angers pour avoir empoisonné son mari. Condamnation cassée par la cour de Cassation, affaire renvoyée à Nantes, qui l'a condamnée aux travaux forcés à perpetuité

Le Cri du peuple, 30 sept. 1887, p. 2/4 RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF apporte d'autres éléments : le prénom de l'accusée est Anne-Marie, les parents de Joseph Chené étaient opposés au mariage. L'article donne encore d'autres détails sur les aveux, la rumeur, etc. Batardière est finalement condamné à 10 ans de travaux forcés

Inauguration de la maison du Champalud (1990)

Le Petit Rapporteur, 10 décembre 1990.
Lire le texte (pdf) LePetitRapporteur-MaisonChampalud-janvier 1991

Rubrique : Si Châteauceaux m'était conté. Titre : inauguration de la maison du Champalud. Auteur : Alain Levoyer, maire de Champtoceaux.

Résumé : L'article retrace l'histoire de l'ancien presbytère, la Maison du Champalud, achevée en 1770 comme résidence du curé Félix Bayard. L'immeuble, devenu bien national après la Révolution, fut confisqué puis restauré par la Commune, notamment grâce à un emprunt autorisé par Charles X en 1828. Suite aux lois de 1905/1907, et malgré un conflit avec l'abbé Pletteau, le bâtiment fut affecté au logement des institutrices laïques puis à des particuliers.

Personnes citées

  • Abbés successifs : Abbé Félix Bayard (1770-1792) et Abbé Charpentier, "disparus dans la tourmente révolutionnaire". Curé Barbin, curé constitutionnel. L'abbé Allaire, curé concordataire, attaché à la paroisse de Drain (1802-après 1826)
  • Entrepreneurs de travaux en 1828 : François Richard, charpentier;  Briand, menuisier à Champtoceaux.
  • Protagoniste des évènements de 1907 : Henri Godefroy, maire de Champtoceaux. Abbé Jacques Pletteau, curé.

Lieux cités : Châteauceaux, Maison du Champalud, jardins du Champalud. Drain. Angers. Beaupréau.

Compléments

  • Sur le presbytère, voir aussi l'article L’affaire du Presbytère. Joseph Charbonnier dans Archéologie, Histoire et Patrimoine. Champtoceaux et ses alentours, 2009, n°1. L'article complète l'histoire du presbytère à partir de 1907
  • L'examen de la presse d'époque pourrait préciser l'enchaînement des événements de 1907-1908.  La gendarmerie est intervenue. La presse catholique rapporte l'expulsion par la force du curé et du vicaire.
    • Le Petit Courrier du 6 décembre 1907. RetronewsLa Croix de l'Aube, 7 déc. 1907, p. 3/4. Retronews
  • Le presbytère est l'actuel Office de tourisme, situé à l'arrière de l'église. Le jardin est devenu la promenade du Champalud, espace public offrant un magnifique panorama sur la Loire.

Restauration de ce qu'on pensait alors être un péage fortifié (1995)

Le Petit Rapporteur, février 1995.
Lire le texte (pdf) LePetitRapporteur-PeageFluvial-février 1995

Rubrique : Editorial. Auteur : Alain Levoyer, député - maire de Champtoceaux.

Résumé : Retrace les étapes et écueils des projets de préservation du moulin pendu, que l'on pensait à cette date être un péage fortifié.

Dates principales de l'article

  • XIIIè siècle, création de l'édifice
  • début des années 1970. Acquisition par la commune
  • 1975. Classement monument historique
  • dès 1977. Alertes sur l'état de l'ouvrage
  • 1991. Ouverture d'un premier chantier. Découverte de problèmes de fondation, mise en sécurité et arrêt du chantier
  • 1992. Rapport du Laboratoire régional des ponts et chaussées d’Angers
  • 1994-1995. A la date de l'article, une opération de consolidation est programmée sur deux ans, mais une partie des financements restaient à trouver

 

Compléments

Juin 1997 : orage, puits de la citadelle, maison de retraite, coulée de la Luce (1997)

Le Petit Rapporteur, juillet 1997. Lire le texte (pdf)  LePetitRapporteur-Editorial-orage-retraite-Luce juillet 1997

Rubrique : Editorial. Auteur : Alain Levoyer, maire de Champtoceaux.

Résumé : L'éditorial couvre plusieurs événements : un orage exceptionnel. La réhabilitation du puits seigneurial de la Citadelle, entachée par des détériorations (graffitis). La  modernisation de la Maison de Retraite Saint-Louis. Il évoque l'inauguration de La Coulée de la Luce et sa possible signification religieuse ou mythologique liée au culte gaulois du soleil

Personnes citées

  • Docteur Giffard (médecin de Champtoceaux pendant la première moitié du XXè siècle, passionné d'histoire)
  • François Denis

Lieux cités : la Citadelle, la coulée de la Luce, la maison de retraite

Compléments

  • L'ouvrage de François Denis dont il est question : DENIS, François et Les Amis du Vieux-Châteauceaux, 1996, Champtoceaux 2000 ans d’histoire, Champtoceaux.
  • Le puits seigneurial se situe dans l'ancienne citadelle, dans la partie accessible au public
  • Une coulé désigne une large bande de terrain incliné descendant vers la Loire
  • A Champtoceaux, la coulée de la Luce est accessible de la promenade de la Champalud, sur le trajet du chemin de randonnée GR3. Il faut se rendre à l'extrême Est de la promenade. Le chemin emprunte un souterrain qui passe sous la rue Haute Rive. C'est le seul accès. Les cartes  IGN indiquent "jardin botanique"

Un évêque à Champtoceaux (2001)

Le Petit Rapporteur, 2001. Lire le texte d'origine : LePetitRapporteurUn Évêque à Champtoceaux

Résumé :

A partir de récits rapportés dans les registres paroissiaux, description des visites des évêques à Champtoceaux au cours du Second Empire et de la Troisième République. Par Joseph Charbonnier

Les visites des évêques

Sous le Second Empire

  • Mgr CHAPPOULE, dans les années 1855-1860
  • Mgr ANGEBAULT en mai 1858 . Bénédiction de la première pierre de l'église actuelle.

Sous la Troisième République

  • Mgr FREPPEL en mai 1871
  • Mgr FREPPEL à nouveau, en octobre 1881
  • Mgr MATHIEU en avril 1896

Les autres personnes

  • les curés DURET et FRONTEAU
  • Jean DUBIN, l'habitant chez qui l'évêque revêtait ses habits pontificaux avant de se rendre à l'église
  • Le comte et la comtesse de PIMODAN, propriétaires du château de Rarécourt, qui recevaient l'évêque comme hôte
  • M. et Mme ROUMAIN de la TOUCHE, propriétaires du château de la Colinière, qui accueillaient également les prélat
  • et aussi Le Président du Conseil de Fabrique, la gendarmerie, les jeunes filles en blanc, les hommes à cheval, les enfants de la Patache

Lieux

  • A Champtoceaux : la Patache, les moulins, l'église, le château de Rarécourt, le château de la Colinière,
  • D'autres paroisses de l'évêché : St-Laurent-des-Autels, Liré, St-Sauveur et La Boissière-sur-Èvre

Les mutations sociales

  • Les lois scolaires instaurant l'école publique, lois successives entre 1875 et 1886
  • L'apparition du syndicalisme : unions ouvrières à partir de 1876, C.G.T. créée en 1895.

 

Le moulin pendu de Champtoceaux (2002)

Le Petit Rapporteur, 2002. Lire le texte d'origine (pdf) : LePetitRapporteur - le moulin pendu de Champtoceaux

Résumé

J. Charbonnier explique les recherches de M. Courant et M. Cussonneau qui réévalue la fonction de la structure médiévale située au lieu-dit le « Cul du Moulin » à Champtoceaux. Ce qu'on prenait alors pour un péage serait en fait un moulin de type moulin pendu, comme il en existe encore un à Ballan-Miré, en Indre-et-Loire
Chronologie du Cul du Moulin
  • Début XIIIème siècle : Construction de la première arche et de la culée
  • Fin XIVème siècle : Ajout de la deuxième arche s'avançant dans la Loire
  • 1355-1356 : Passage documenté de 1397 chalands acquittant le péage
  • 1469 : Réparation d'un pilier du moulin par le meunier Rapion
  • 1788 : Autorisation de prélever des pierres sur l'ancienne masse des moulins
  • fin 2000 : Publication de l'étude de Courant et Cussonneau
  • Novembre 2001 : Dernière restauration et découverte du four à pain
Types de preuves
  • Les textes d'archives : mentions de 1469 (marché de réparation), 1739 (propriété des Condé) et 1788 (récupération de pierres).
  • La cartographie et les plans : convergence des appellations (« vieux moulin seigneurial », « ruine du moulin ») sur les plans de 1739, 1752 et le cadastre napoléonien.
  • La toponymie locale : l'appellation orale et les cartes postales du XXème siècle désignant le lieu comme le « Cul du Moulin ».
  • Les comparaisons régionales : similitudes avec les moulins de la Treille à Angers, ceux des Ponts-de-Cé, de Montjean et surtout celui de Ballan-Miré.

Compléments

Les cimetières de Champtoceaux (2004)

Le Petit Rapporteur, 2004 . Lire le texte d'origine (pdf) : LePetitRapporteur-les cimetieres de Champtoceaux

Résumé

Cet article retrace l'évolution des lieux de sépulture de Champtoceaux. Il s'appuie sur les travaux du Dr Giffard
Lieux de sépulture
  • Époque indéterminée (site ancien) : Le cimetière de la Défunerie, à l'emplacement de l'actuel Monument aux Morts
  • Epoque gauloise - versant du Voinard
  • IIIème siècle - même lieu, intégré à l'enceinte des remparts
  • Vème - VIème siècles - place des Piliers jusqu'à la Coulée de la Luce. Le Champalud, "le champ des sarcophages"
  • Jusqu'en 1230 - des cimetières attachés à léproseries
  • XVème au XVIIème siècle : des inhumations dans l'église
  • Jusqu'au milieu du XVIème siècle : le cimetière du Prieuré Saint-Jean réservé aux moines de l'Abbaye de Marmoutier.
  • Milieu du XVIème siècle : Le cimetière du Paradis en appoint lors d'épidémies meurtrières.
  • XVIIème siècle : un grand cimetière entourait la chapelle Saint-Pierre aux Liens. Démoli en 1876.
  • De 1866 à nos jours : Le cimetière actuel, depuis 1866
Compléments
L'article s'appuie sur les travaux du Dr Giffard, 1878-1949
Il faudrait faire la part des informations issues d'observation de terrain, de consultations de sources, et de légendes

Le commerce de Loire à Champtoceaux au milieu du XIVè siècle (2004)

Le Petit Rapporteur, 2004. Lire le texte d'origine (pdf)  :LePetitRapporteur - Le commerce de Loire 1355

Résumé

Analyse du trafic commercial sur la Loire, 1355-56, à partir du registre de péage.

Points clef

  • 1397 chalands sur l'année (sauf juin)
  • surtout sel, vin,  puis farine et blé
  • pic d'activité octobre à décembre, saison basse février à mai
  • Nantes à Orléans 25 jours, retour 15 jours

Compléments

articles  dans la revue Archéologie, Histoire et Patrimoine. Champtoceaux et ses alentours.

Les églises de Champtoceaux (2006)

Le Petit Rapporteur, 2006 . Lire le texte d'origine (pdf) :LePetitRapporteur-Eglises

Résumé

Cet article retrace l'évolution des églises de Champtoceaux. Auteur inconnu
Liste des églises
Avant la destruction de la citadelle (1420)
  • Canonicat Saint-Pierre (pour les seigneurs)
  • Chapelle Saint-Jean, liée au prieuré des moines de Marmoutier
  • Eglise Sainte Madeleine, pour les habitants ordinaires

Après la destruction de la citadelle

  • Eglise à l'emplacement actuel mais chevet vers l'est. 1435, détruite 1794 par colonnes infernales
  • Eglise reconstruite en 1818-19, qui devient trop petite
  • Agrandissement décidé en 1857, fini en 1854,
Compléments
  • On trouve sur le site Info Bretagne la page Paroisse de Champtoceaux en 1683. Procès verbal de la visite d'un archidiacre à Champtoceaux en 1683, transcription référençait les Archives de la Loire-Inférieure, G 52. Des précisions sur la population de Champtoceaux en 1683, l'état matériel des églises et des cimetières, la vie sociale et religieuse, l'existence d'autres chapelles-   http://www.infobretagne.com/champtoceaux.htm

Les sociétés de secours mutuel (2006)

Le Petit Rapporteur, 2006. Lire le texte d'origine (pdf) : LePetitRapporteur- société de secours mutuelle et union fraternelle

Résumé

L'histoire et les traditions de deux des plus anciennes associations de Champtoceaux
- le Secours Mutuel, fondé en 1841 par des mariniers, fonctionnait comme une « sécurité sociale avant l’heure », apportant une assistance financière en cas de maladie ou d'infirmit
- l’Union Fraternelle, fondée en 1850, visait avant tout le délassement, la discussion et la lecture de journaux entre membre

Personnes

Le Secours Mutuel
  • Maître Nicaise : Notaire et ancien maire de Champtoceaux (1841)
  • La famille Peltanche, le père David, Augustine Gallard et Auguste Gallard, la veuve Penot, Pineau (1846)
  • Membres fondateurs : Redureau, Guéry, Courgeon, Charreau, Toublanc et Chapeau.
L’Union Fraternelle 
  • M. Nicaise (notaire, M. Gardais (notaire), M. Dancosse (brigadier), M. Rivet (boulanger), M. Blanchard (huissier) (fondation, 1850)
  • M. Normand et M. Dupé (bouchers du banquet de 1879)

Complément

43. Le Secours Mutuel. Joseph Charbonnier dans la revue des Amis du Vieux Chateauceaux, 2012

44. L’Union Fraternelle. Joseph Charbonnier

Chroniques municipales (2007)

Le Petit Rapporteur, 2007. Lire le texte d'origine (pdf) : LePetitRapporteur-Conseils municipaux

Résumé

Voici quelques curiosités communales extraites des registres de délibérations du Conseil Municipal. Entre 1831 et 1836 nous sommes sous la Monarchie de Juillet : Louis Philippe est roi des Français.

1 - Le transfert de la Sous-Préfecture : Délibération du 26 août 1832 où le Conseil s'oppose au transfert du chef-lieu de l'arrondissement de Beaupréau à Cholet, invoquant l'éloignement géographique et préférant un rattachement à Ancenis.

2 - Le sort de l'instituteur et du garde champêtre : Fixation de la rétribution scolaire payée par les élèves, détermination du nombre d'enfants instruits gratuitement et vote du traitement annuel pour les gardes champêtres successifs (Joseph Bodineau puis Mathurin Brevet).

3 - La voirie et l'aménagement public : Utilisation des fonds du culte pour améliorer le chemin du Voinard menant à l'escale des bateaux à vapeur, construction d'une porte au cimetière, plantation d'ormeaux sur la place publique et remboursement des frais de la Garde Nationale.

4 - Le dynamisme de Champtoceaux face à Drain : Revendication pour transférer le titre de cure de Drain à Champtoceaux. Le Conseil argumente sur sa supériorité administrative (justice de paix, gendarmerie), commerciale (ports, foires, escale vapeur) et historique.

5 - Autour de l'église : Débats sur les projets de travaux du Conseil de Fabrique visant à modifier la nef et le chœur. Le Conseil Municipal demande l'ajournement en raison de l'endettement de la commune lié à la reconstruction de l'église et du presbytère.

Personnes citées

Personnalités et élus municipaux (1831-1837)
  • Pierre-Louis Poulain-Furetière : Maire de Champtoceaux
  • Erondelle : Adjoint au maire en 1836
  • F.A. Métivier  : Membre actif du conseil municipal présent lors de plusieurs délibérations
  • A. Poilane : Signataire de nombreuses délibération
  • Les membres du Conseil Municipal : Simonot, Roy, Herbelin, Redureau, Terrien, Gasnier, Simoneau, Dreau, Brehaut, Dofroid (ou Godefroy), B. Toublanc et P. Toublanc
  • Louis Robineau et Pierre Poilane de la Pouplardière : Citoyens présents aux séances mais ayant déclaré ne pas savoir signer
Employés communaux 
  • Joseph Bodineau : Garde champêtre ayant démissionné en 1835
  • Mathurin Brevet : Successeur de Joseph Bodineau au poste de garde champêtre

Lieux cités

  • Champtoceaux, Drain, Beaupréau, Cholet, Ancenis
  • le Cul-du-Moulin (bac et escale des bateaux à vapeur), le chemin du Voinard reliant le bourg au Cul-du-Moulin, trois ports de Loire
  • la place publique, le cimetière, l'église, la cure, la mairie, la gendarmerie
  • le projet de maison d'école primaire

Les fouilles archéologiques de 2007 (2007)

Le Petit Rapporteur, 2007. Lire le texte d'origine (pdf) : LePetitRapporteur - Les fouilles archéologiques de 2007 à Champtoceaux

Résumé

Cet article présente le bilan scientifique et pédagogique de la campagne de fouilles menée en 2007 sur le site historique de Champtoceaux. Il est rédigé par l’archéologue en charge des fouilles, Philippe Boecker

Activités menées

  • Prospection géophysique 
  • Relevé topographique
  • Fouilles archéologiques : quatre sondages
  • Étude du mobilier
  • Projet pédagogique

Découvertes (période médiévale)

  • Architecturales : cave, sols, cheminée
  • Décor : enduits, carreaux de pavement
  • Objets : monnaie, ustensiles en fer, céramique. Tuiles, ardoises
  • Relevés cartographiques de ville médiévale

Compléments

articles de Ph. Boeckler dans la revue Archéologie, Histoire et Patrimoine. Champtoceaux et ses alentours.

Comment un clair de lune décida de la succession au Duché de Bretagne (2007)

Le Petit Rapporteur, 2007. Lire le texte d'origineLePetitRapporteur-1341-comment un clair de lune décida de la succession au Duché de Bretagne

Résumé :

L'article relate la guerre de succession de Bretagne déclenchée en 1341. Deux camps se disputent la succession, l'un soutenu par le roi de France, l'autre par le roi d'Angleterre. Champtoceaux  devient le théâtre d'un siège de trois semaines où s'affrontent les deux camps. Le titre s'explique par un clair de lune ayant permis de capturer un messager secret

Durant cette guerre, Olivier de Clisson est exécuté pour trahison en 1343, provoquant la vengeance sanglante de sa veuve Jeanne de Belleville. Leur fils, Olivier, deviendra plus tard connétable de France et père de Marguerite de Clisson, seigneur de Champtoceaux à sa chute en 1420.

Les prétendants au duché

  • Jean III, duc de Bretagne, mort en 1341 sans héritiers directs
  • Jean de Montfort, son demi-frère, prétendant au duché - c'est le camp "anglais"
  • Charles de Blois-Penthièvre, son neveu par alliance, par ailleurs neveu du roi de France - c'est le camp "français"

Olivier de Clisson

  • appartient au camp français, accusé de trahison, exécuté
  • Jeanne de Belleville, sa veuve : se rallie au camp anglais
  • Olivier de Clisson fils, son fils. Suit sa mère. C'est le père de Marguerite de Clisson, seigneur de Champtoceaux

Le camp anglais

  • le roi d'Angleterre Edouard III

Le camp français

  • le roi de France Philippe VI de Valois
  • le duc de Normandie, fils du roi de France
  • le prince de Bourbon

Les deux Jeanne

  • Jeanne de Penthièvre, nièce de Jean III de Bretagne, épouse de Charles de Blois
  • Jeanne de Belleville, veuve d'Olivier de Clisson, "la veuve sanglante", "la Lionne tragique"

Dates des évenements

  • 1341 (avril) : mort du duc de Bretagne Jean III sans héritier direct
  • 1341 (octobre) : bataille de Champtoceaux, 3 semaines de siège.
  • 1343 : exécution d'Olivier de Clisson à Paris,  sans jugement
  • 1345 : décès de Jean de Montfort

Lieux

  • l'Humeau, près de Champtoceaux, sur la route de la Varenne
  • Ancenis, Angers, Nantes, Vannes, Quimper, Caen, Calais, Paris

Compléments

 

La Saint-Valentin 1420 : lettre fictives (2008)

Le Petit Rapporteur, 2008. Lire le texte d'origine (pdf) : LePetitRapporteur-lettre fictives Saint Valentin 1420

Résumé

Pures fictions, voici quelques missives qu’auraient pu échanger les deux prétendants au duché de Bretagne, Marguerite de Clisson, seigneur de Châteauceaux, et Jean V. Une rencontre surprenante a eu lieu entre les deux à la Saint-Valentin, ce qui a conduit à la catastrophe de 1420. Les faits rapportés sont exacts.

Personnages

  • Marguerite de Clisson : Duchesse de Blois-Penthièvre et seigneur de Châteauceaux
  • Jean V : Duc de Bretagne, invité à Châteauceaux 
  • La duchesse Jeanne : Jeanne de France, épouse de Jean V, 
  • Le père de Marguerite  de Clission : Olivier de Clisson
  • Le prieur de Châteauceaux 

Lieux

  • A Champtoceaux: le château, le donjon du Diable, le prieuré
  • Le trajet aller de Jean V : Le Loroux-Bottereau, le pont Trubert sur la rivière Divatte
  • Lieu de détention et d'exil : château de Coudray-Salbart, le Limousin
  • Nantes, Vannes, Lamballe, Guingamp

Compléments

75. Déposition de Jean V sur sa captivité en 1420. Dom Morice. Suivi de L’arrestation de jean V (récit de Jean V lui-même)

La maison dite "Vilain" (2009)

Le Petit Rapporteur, 2009 . Lire le texte d'origine (pdf) : LePetitRapporteur - La maison dite Vilain

Résumé

Cet article, retrace les occupants successifs de la maison dite "Vilain", située au 21 rue Jean V à Champtoceaux. Au moment de la rédaction de l'article, elle avait été détruite. Appel à témoignages.
Occupants
  • Alphonsine Thébaud, veuve Bertaud (1864-1948) - avec description de ses activités de commerce de pommes à Paris, et de tuffeau
  • M. Péry, retraité, période non précisée
  • M. Teissier, boucher parisien
  • La famille Vilain, 1950, pour villégiature
  • Mme Bertaud, 1975 (si
Compléments
  • Il faudrait clarifier les derniers occupants, l'article ou sa transcription ne permettent pas de bien comprendre

Hyppolyte Maindron une star républicaine (2011)

Le Petit Rapporteur, novembre 2011. Lire le texte d'origine LePetitRapporteur-Hippolyte-Maindron-star-republicaine

Résumé :

En 2011, la Mairie de Fontenay-le-Comte a prêté à celle de Champtoceaux un buste de Marianne réalisé en 1877 par Hippolyte Maindron, sculpteur né à Champtoceaux. Article signé Alain Levoyer, Maire Honoraire, pour la commission information-communication

Personnes évoquées

  • Hippolyte Maindron, sculpteur, né e 1801 à Champtoceaux
  • Jean Antoine Injabert, sculpteur, né en 1845

Lieux de Champtoceaux portant la mémoire de Maindron

  • rue Hippolyte Maindron, qui est la rue de l'Hôtel de Ville de Champtoceaux
  • plaque commémorative à la grille de la maison située à l'ouest de l'hôtel du Champalud, sa maison de naissance, alors gendarmerie

Lieux où sont visibles les œuvres de Maindron

  • à Paris : Sénat, jardins du Luxembourg, cimetières du Père Lachaise, cimetière de Montparnasse, Panthéon, Louvre
  • à Angers, Cholet, la Roche-sur-Yon
  • dans la salle des mariages de la Marie de Fontenay-le-Comte (Vendée)

Sur le buste d'Injabert

  • 1879 - réalisation du buste.
  • 1906 - les bustes d'Injabert sont achetés par centaines par des ministères et offerts aux communes qui en feraient la demande
  • date de son arrivée à Champtoceaux : inconnue. Le socle porte la signature  "A. INJALBERT 1879"

Sur le buste de Maindron

  • 1877 - réalisation du buste
  • date de son arrivée à la mairie de Fontenay-le-Comte : non évoquée dans l'article
  • dans les années 1980 : premier prêt du buste de Fontenay-le-Comte à Champtoceaux
  • 2011 : la mairie de Fontenay-le-Comte accepter de prêter le buste à celle Champtoceaux pour réaliser un moulage en bronze
    • 5 juillet, au Conseil Municipal de Champtoceaux, le Maire propose de réaliser le moulage
    • 26 juillet, trois membres de l’association des Amis du vieux Chateauceaux transportent le buste de la mairie de Fontenay-le-Comte au fondeur d’art de Blain (44)
    • article date de novembre 2011

Sur les bustes de Marianne en général

  • 1792 : La « Convention » décide de représenter la République sous les traits d’une femme coiffée du bonnet phrygien, symbole de la liberté
  • au début de la IIIème République (1870) : il devient coutume d’installer un buste de Marianne dans les mairies
  • entre 1871 et 1879, interdiction de représenter le bonnet phrygien, révolutionnaire. Le buste de Maindron a justement été réalisé pendant cette période.

Compléments

  • Consulter l'article Hippolyte Maindron. Joseph Charbonnier. Archéologie, Histoire et Patrimoine. Champtoceaux et ses alentours. N°3, 2011
  • Dans l'article, le prénom de Maindron est orthographié Hyppolyte, alors que l'orthographe communément admise est Hippolyte. L'acte de naissance à Champtoceaux, l'enfant est nommé Etienne Hipolite (voir :  État civil et registres paroissiaux)